Le régime des retraites en France est de nouveau sous les projecteurs

23 avril 2010

couple de seniors
Photo by macanudo

Suite à la crise, le gouvernement remet en question le régime des retraites. Plusieurs points de ce régime font débats au sein de l’état. L’exemple du système Suédois fait réfléchir la France sur son propre système. Le plan français pour les retraites est basé sur la solidarité. En effet, les travailleurs cotisent pour les personnes qui sont à la retraite. En Suède, la pension annuelle est calculée au moment du départ à la retraite et en fonction de la classe d’âge et de l’espérance de vie associée.

L’âge de la retraite fait aussi débat. D’après une étude, les Français sont les Européens qui passent le plus de temps à la retraite. En France l’âge moyen de la retraite est fixée à 60 ans avec 162 trimestres de cotisations alors qu’en Suède l’âge moyen se situe entre 55 et 64 ans. La France réfléchit donc à repousser la date du départ à la retraite. De plus, cette réforme aidera à relancer l’activité des séniors. L’état pense également à rallonger la durée de la cotisation du salarié. Actuellement il y a une sous-estimation de la durée des cotisations. Parmi tous les salariés qui sont partis à la retraite en 2009 71,3% d’entre eux avaient cotisé au moins 4 trimestres de plus que la durée nécessaire.

Il existe de grosses disparités entre les salariés du privé et les salariés du public. En effet, les fonctionnaires bénéficient d’avantages certains. Notamment sur le pourcentage reversé aux salariés lors de son départ à la retraite. Le salarié du privé touchera 50% de son salaire moyen annuel de ses 25 meilleures années alors que le fonctionnaire touchera 75% d’un montant calculé sur les six derniers mois de traitement. Des discussions sur un alignement du système de retraite ont été engagées, mais les syndicats sont très frileux par rapport à cela. Une autre idée a été soumise. Cette solution consiste à prélever plus de cotisations sur les revenus les plus élevés. Mais cela fait débat l’union professionnelle artisanale a déjà annoncé qu’il refusait de nouveaux prélèvements. Tout le monde est d’accord sur le fait que tous les revenus ne doivent pas intégrer l’assiette de cotisation. L’Elysée a annoncé également qu’il n’y aura pas une hausse des cotisations ni la suppression de niches sociales (participation, intéressement stock-option).

Selon des prévisions, pour faire face à ce dilemme l’état aura besoin de 48,8 millions d’euros pour répondre aux besoins de financement du système de retraites pour 2020. Mais l’état doit aussi financer la santé, la dépendance et la dette de la sécurité sociale. Le débat est loin d’être terminé et reste ouvert. Tous ces points doivent être approfondis. Mais la situation reste urgente et une solution devra être vite adoptée. Un système comme la Suède a mis plusieurs années à être mis en place dans le pays.

Assurance retraite : la Cnav appelle à la mise en place d’un bouclier retraite

21 avril 2010

La Cnav entame des négociations pour le lancement d’un bouclier retraite. Selon sa présidente, ce dispositif devrait agir comme un rempart performant pour les retraités ayant travaillé dans le secteur privé.

La Cnav plaide pour l’instauration d’un bouclier retraite

La Cnav ou Caisse nationale de l’assurance vieillesse plaide, par le biais de sa présidente, Danièle Karniewicz, pour la mise sur pied d’un bouclier retraite. Depuis sa création, cette caisse prend en charge la gestion des retraites issues du régime général de la Sécurité sociale. Selon madame Karniewicz, l’application de cette mesure permettrait de garantir un niveau minimum pour les retraités. Une fois fonctionnelle, cette initiative permettrait d’agir à la façon d’une assurance fiable, pour tous ceux qui exercent au sein du secteur privé.

Chargée des négociations auprès des syndicats des cadres, Mme Karniewicz travaille laborieusement afin de trouver un consensus relatif à ce niveau. Sa proposition intervient au moment des réunions gouvernementales destinées à consulter les partenaires sociaux pour les réformes relatives au fonctionnement de l’actuel système de retraite. Pour elle, il ne s’agit pas d’offrir la même retraite à tout le monde, mais de définir, lors d’un compromis, un seuil minimum à ne pas dépasser en fonction du dernier salaire perçu.

Bouclier retraite, quid des pourcentages perçus ?

Lors d’une interview réalisée par une chaîne de télévision internationale, Mme Karniewicz a abordé la question du pourcentage des retraites. D’après elle la décision sur ce point s’effectuera selon les concertations avec les partenaires sociaux. Elle invite d’ailleurs ces institutions à prendre leurs responsabilités et à s’investir de plus en plus dans les questions relatives à la retraite des personnes travaillant dans le privé.

Mise à part l’injection de « recettes supplémentaires » destinées à renforcer le système actuel des pensions, la présidente de la Cnav a également évoqué une révision concernant la durée d’activité. Il faut noter en effet que le syndicat de Mme Karniewicz se montre le seul favorable au report de l’âge de départ à la retraite. En privilégiant le critère de l’âge à la durée de la cotisation, Mme Karniewicz tente de lancer une nouvelle ère en matière d’assurance retraite. Reste à savoir si cette proposition fera consensus.

Axa, l’un des bons élèves du plan emploi séniors

13 avril 2010

En effet, avant 2010 les entreprises de 50 à 300 salariés ont dû se soumettre au plan d’action en faveur des séniors. Ce plan d’action a pour objectifs de favoriser le maintien de l’emploi et le recrutement des séniors. Une pénalité à été mise en place pour les entreprises qui ne respectent pas ce plan à la hauteur de 1% de la masse salariale.

Les grandes entreprises, comme Axa, ont réussi leur pari. La moyenne d’âge des salariés du groupe est de 48 ans. Le groupe désire continuer dans une politique tournée vers les séniors en renforçant ces actions sur trois axes : un entretien de mi-carrière, un taux d’accès des séniors plus élevé ainsi qu’une proposition de tuteurs.

Axa est un bon exemple d’engagement dans ce plan d’action. Toutes les entreprises n’ont pas suivi le même chemin. En majorité elles ont fait le minimum demandé sans grande conviction juste pour échapper à la pénalité.

Malgré le peu d’engouement des entreprises pour ce plan d’action le taux d’emploi des séniors a progressé. Parmi les solutions proposées les plus plébiscitées sont le tutorat à 78%, les formations et l’aménagement des fins de carrières choisi à 75%. Le plus étonnant est que le recrutement des séniors ne représente que 37% des mesures choisies par les entreprises.

Le ministère du travail annonce 26 000 accords conclus. Le nombre d’entreprises pénalisées sera bientôt communiqué mais il faudra attendre la fin de l’année pour savoir si les entreprises ont respectés leurs engagements.